(Approche théorique complémentaire sous l'angle Anthroposophique)

         La technique consiste en l'application d'un mouvement (GUA) sur la peau, selon une technique particulière, à la recherche de zones sclérosées « froides » (SHA). L'application correcte d'un tel traitement fait naître classiquement : chaleur (calor), rougeur (rubor) et tuméfaction (tumor). Ces 3 manifestations participent en quelques minutes : -1/ à la dispersion de la sclérose (SHA) par une action de « dissolution » de celle-ci, -2/ à la diminution progressive de la douleur (dolor) par une action de « dispersion » de celle-ci (cette douleur, est celle désignée par le sujet, antérieurement à l'application du traitement, ou désignée comme telle par le patient à l'instant de l'application du traitement). Le but poursuivi reste le retour rapide (quelques heures à quelques jours) à l'équilibre (Homéostasie) de la balance : inflammation (excès de fonction, « PLEIN ») versus sclérose (insuffisance de fonction, « VIDE »).

 

         Toute pathologie résultant de « l'interne » (région profonde, Li) est en mesure de s'exprimer à « l'externe » (région superficielle, Biao) via une région intermédiaire « méridienne » (Zhong Jian). Corrélativement, toute souffrance, en lien avec un ou plusieurs organes en interne, pourra manifester son expression douloureuse, inflammatoire (habituellement précoce) (le « SANG », « pôle métabolisme-membres ») ou scléreuse (le « NERF », « pôle neuro-sensoriel ») en « surface ». Cette « surface » répond aux tissus conjonctifs (soit à tous les tissus de soutien faisant « conjonction » entre l'os et l'organe). Le « signal » douloureux ainsi généré (par le GUA) à l'externe (en lien donc avec la zone scléreuse « froide » (SHA)), contribue rapidement (ceci bien-sûr en fonction de l'ancienneté de la pathologie), à une remise en fonction adéquate de l'organe en interne.

 

Correctement pratiquée, cette thérapie manuelle détermine au sein des tissus scléreux,

une puissante et triple relance :

-1/ fonctionnelle : par l'application d'une remise en fonction (mouvement) (le YANG) d'organes, générant une production de chaleur (calor) d'apparition précoce,

-2/ énergétique : par l'introduction d'éléments gazeux (gaz du sang / O2 / CO2) (le QI ou Pneuma), générant l'apparition de rougeur (rubor) d'aspect et d'intensité variable,

-3/ liquidienne : par l'introduction d'éléments liquidiens (sang artériel / sang veineux / lymphe) (le XUE), générant l'apparition de tuméfaction (tumor) d'aspect et d'intensité variable.

 

         On observe donc après quelques jours (sinon quelques heures) au retour à un état d'équilibre (Homéostasie), exempt de toutes manifestations douloureuses. Cette disparition progressive de la douleur est liée à une redistribution correcte du couple Astralité (Conscience-Sensibilité) + Ethéricité (Sub-Conscience-Vitalité). Citons Rudolf Steiner : « La douleur est l'expression du fait que le corps Astral s'introduit et fait pression sur les corps Ethérique et Physique comme il ne devrait pas le faire, et prend alors conscience de lui-même ».

                                                                                                                 Dr Olivier WESTEEL

- Auteroche, Mainville et Solinas : Atlas d'Acupuncture Chinoise, Editions Maloine, 1990.

- Girke Matthias (Dr) : La douleur, approche et traitement en Médecine Anthroposophique, IFEMA, Correspondances Médicales, 2009.

- Selawry Alla (Dr) : Types fonctionnels métalliques en psychologie et médecine, Editions Guy Trédaniel, 1990.

-Steiner Rudolf : Manifestations du Karma, GA120, 1910, Editions Triades.

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